Jusqu'à 50€ offerts sur votre 1ère commande en vous inscrivant à la newsletter !
Les chefs d’œuvre des vins et spiritueux à votre porte
Premier Cru de Cognac issu de Grande Champagne, ce Hors d'Âge de Bache-Gabrielsen assemble des eaux-de-vie vieillies plus d'un demi-siècle en fûts de chêne du Limousin sous la conduite de Jean-Philippe Bergier. La robe ambrée profonde introduit un nez de fleurs blanches, de violette et d'épices, prolongé par une bouche ronde au rancio soyeux. Un cognac de méditation, sacré World Best Cognac aux World Cognac Awards 2021.
Lire la suiteEmballage sécurisé et assurance transport
La maison de cognac Bache-Gabrielsen date de 1905. Elle a été fondée par Thomas Bache-Gabrielsen, jeune norvégien né en 1883 à Holmestrand de parents commerçants spécialisés dans la vente de spiritueux, Kamilla Bache et Alexander Gabrielsen.
À sa sortie de l’école militaire, à l’âge de 20 ans, Thomas est envoyé par son père à Cognac pour y développer l’affaire familiale. Le jeune aventurier tombe rapidement amoureux, du cognac bien sûr, mais aussi d’Odette Villard, une jeune charentaise fille de viticulteurs ; il décide alors de s’installer dans la région. L’expérience qui devait durer quelques mois a finalement duré toute une vie.
Thomas et son ami norvégien Peter Anton Rustad rachètent alors ensemble la Maison de cognac A. Edmond Dupuy et la rebaptise Bache-Gabrielsen. Très vite, grâce à leurs connexions scandinaves, leur commerce d’export de cognac fonctionne bien avec la Norvège (la marque est aujourd’hui leader sur ce marché) et le Danemark, puis dans la continuité avec les États-Unis.
Au fil d’une longue histoire familiale, les générations successives vont s’adapter, moderniser et pérenniser les fondations de cette Maison. Aujourd’hui, Hervé Bache-Gabrielsen, quatrième génération à la tête de l'entreprise, est bien conscient que le monde du cognac est en pleine mutation, avec un marché fortement développé à l’international, une clientèle plus jeune, des modes de consommation différents et des... Lire la suite
Cinquante à soixante-dix ans de vieillissement en chais humides : c'est la réalité temporelle du Bache-Gabrielsen Hors d'Âge Grande Champagne, une cuvée qui puise dans les plus anciennes réserves de la Maison fondée en 1905 à Cognac. Issu entièrement de la Grande Champagne, premier cru de Cognac, cet assemblage signé par le Maître de Chai Jean-Philippe Bergier représente la mention la plus prestigieuse et la plus rare de la hiérarchie charentaise, bien au-delà de tout compte d'âge ordinaire.
Les récompenses
Ce cognac a été distingué à de nombreuses reprises dans les grandes compétitions internationales de spiritueux, confirmant la constance de son niveau sur plus d'une décennie.
La dégustation
Les tons acajou de cette eau-de-vie, profondément ambrés aux reflets cuivrés et bruns, trahissent d'emblée la durée exceptionnelle du vieillissement. Au premier nez, l'expression aromatique est immédiatement complexe : des notes de fruits confits, de violette séchée, caractéristique des grandes eaux-de-vie de la Grande Champagne, et de fleurs blanches s'élèvent avec une délicatesse soutenue. Après quelques minutes d'aération, le bouquet s'enrichit de rancio élégant, de cuir ancien, de tabac blond, de miel foncé et d'épices nobles, reflet d'un assemblage qui a traversé plusieurs décennies. La bouche s'ouvre sur une attaque ample et soyeuse, d'une rondeur remarquable, portée par les trois cépages de l'assemblage, Ugni Blanc, Folle Blanche et Colombard. Le milieu de bouche révèle une grande richesse, avec des nuances de pruneau, de vieux bois et une signature de rancio complexe. La finale est très longue, chaleureuse, portée par les épices et une persistance aromatique qui s'étire bien au-delà de la dernière gorgée.
Les accords mets et vins
Un Hors d'Âge de cette dimension appelle une dégustation lente et méditative, à savourer seul pour ne pas disperser la richesse de l'assemblage. En fin de repas, il trouve un écho naturel avec un chocolat noir à 80 % ou davantage, dont l'amertume prolonge les notes de rancio et d'épices. Un cigare premium d'une certaine ampleur constitue un compagnon de choix pour les amateurs qui apprécient ce type d'accord. Ce cognac se déguste exclusivement pur, sans glace ni dilution.
La perspective de garde
Ce cognac gagne à être servi dans un verre tulipe, forme recommandée par le BNIC, qui concentre les parfums vers le nez tout en limitant la saturation en éthanol propre aux verres ballon. Une température de service entre 18 et 20 °C est idéale ; verser 3 à 4 cl sous la partie la plus large du verre, puis réchauffer doucement le verre dans la paume de la main pendant quelques minutes pour libérer progressivement les notes tertiaires et le rancio, jamais au-dessus d'une flamme. Approcher le nez du verre en plusieurs paliers, à 15 cm, puis 10 cm, puis 5 cm, pour capter successivement les senteurs les plus volatiles avant les nuances profondes. Contrairement au vin, ce cognac n'évolue plus en bouteille : une bouteille non ouverte se conserve indéfiniment, à l'abri de la lumière, dans un endroit frais et sec, en position verticale pour préserver le bouchon. Une fois ouverte, la bouteille maintient ses qualités plusieurs mois à plusieurs années si elle est soigneusement rebouchée.
Le millésime dans la vigne
La Grande Champagne, premier cru de Cognac, tire son caractère d'exception de ses sols calcaires crétacés, parmi les plus purs de la région charentaise. Ce substrat crayeux confère aux eaux-de-vie qui en sont issues une finesse aromatique distinctive, une capacité de vieillissement lente et une longueur en bouche remarquable, qualités qui font de ce cru le terroir de prédilection des assemblages patrimoniaux. Le climat océanique tempéré de la Charente favorise une maturation régulière du raisin. Les trois cépages de cet assemblage, Ugni Blanc, Folle Blanche et Colombard, partagent une acidité naturellement élevée et un faible degré alcoolique, deux caractéristiques essentielles pour obtenir des vins de base adaptés à la double distillation charentaise.
Le travail au chai
Les vins de base, secs, acides et peu alcoolisés, sont distillés sur leurs lies fines en alambic charentais en cuivre, d'une capacité de 20 à 30 hectolitres, selon la méthode à repasse : une première chauffe produit le brouillis, une seconde, dite bonne chauffe, extrait le cœur entre 68 et 72 % vol., après une coupe précise des têtes et des queues. Les eaux-de-vie entrent ensuite en fûts de chêne français du Limousin, à grain grossier, en chais humides, où elles vieillissent entre cinquante et soixante-dix ans. La part des anges, évaporation annuelle de 2 à 3 %, concentre progressivement les arômes et affine la matière au fil des décennies. Les plus vieilles eaux-de-vie reposent dans le paradis de la Maison, ce chai réservé aux réserves d'exception. Jean-Philippe Bergier assemble ensuite ces eaux-de-vie issues des trois cépages autorisés pour composer la signature Bache-Gabrielsen, avant une réduction progressive à 40 % vol. par adjonction d'eau distillée, respectant le rythme lent qui caractérise l'élaboration de cette cuvée depuis la fondation de la Maison en 1905.