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Les chefs d’œuvre des vins et spiritueux à votre porte
Premier Cru de Pommard signé Maison Leroy, ce 2009 incarne la rigueur de Lalou Bize-Leroy sur la Côte de Beaune. Le millésime, d'une maturité remarquable, livre un bouquet de mûre, prune et notes poivrées ; la bouche, ample et soutenue par des tanins fondus, offre une finale longue et persistante. Un rouge de garde, fidèle au caractère profond de l'appellation.
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L’histoire de la Maison Leroy débute en 1968 lorsque François Leroy, vigneron et propriétaire de vignes à Pommard, Meursault, Chambertin, Musigny, Clos de Vougeot ou encore Richebourg, décide de créer une structure dans le but de s’agrandir.
Pendant la seconde partie du XXème siècle, les efforts de son fils seront récompensés par différentes médailles et Grands Prix aussi bien en France qu’en Belgique. Cependant, ce n’est qu’avec l’arrivée d’Henri Leroy en 1919, la troisième génération, que les choses vont vraiment changer. Très investit dans l’affaire, il lui fera connaître un essor fulgurant.
Quelques années plus tard, en 1942, la Maison Leroy deviendra propriétaire de la moitié des parts du Domaine de la Romanée-Conti. Henry y consacrera alors le reste de sa vie, donnant le meilleur de lui-même pour façonner le joyau que nous connaissons actuellement.
Lalou Bize-Leroy, fille d’Henri et grande dame du monde viticole bourguignon, rejoint l’aventure en 1955. Elle prendra rapidement la suite de son père en devenant Présidente et Directrice Générale de la Maison Leroy ainsi que co-gérante du Domaine de la Romanée-Conti. Dégustatrice hors pair et fine connaisseuse des terroirs de Bourgogne, elle s’efforcera de toujours rechercher le meilleur. Cette quête de la perfection l’amènera en 1988 à acheter plusieurs domaines et à les cultiver en Biodynamie, faisant d’elle une pionnière dans le milieu.
Du haut de ses 21 hectares 99 ares 66 centiares, le Domaine Leroy compte aujourd’hui 9 Grands Crus, 8 Premiers Crus, 9 Villages et quelques bourgognes génériques. Avec ses terroirs racés, il nous offre à chaque millésime des cuvées confidentielles et d’une richesse incroyable.
Le millésime 2009 compte parmi les années de référence de la Bourgogne contemporaine. Une maturité phénolique remarquable, acquise dans des conditions de maturation exceptionnellement régulières, a produit des vins d'une richesse peu commune sur la Côte de Beaune. Lalou Bize-Leroy, dont la viticulture sans concession et le doigté à la vigne font autorité depuis des décennies, a tiré de Pommard un rouge d'une présence immédiate et d'un potentiel de garde affirmé.
La dégustation
La robe se présente dans une teinte rubis foncé, dense, aux reflets pourpres caractéristiques d'un 2009 encore bien en place. Le bouquet s'ouvre sur des fruits noirs mûrs, mûre et myrtille en tête, auxquels s'ajoutent des nuances de prune confite et de cuir. À l'aération, des touches poivrées et une légère note de sous-bois viennent enrichir l'expression aromatique, signalant une évolution déjà amorcée sans que la fraîcheur du fruit ne soit compromise. En bouche, l'attaque est ample et charnue, portée par des tanins fondus qui tapissent le palais avec consistance. Le cœur de bouche déploie la palette fruitée perçue au nez, relayée par des épices douces et un soyeux de grain propre au Pinot Noir travaillé avec soin. La finale est longue, droite, avec une persistance aromatique sur le fruit noir et le cuir.
Les accords mets et vins
La structure charnue de ce rouge et ses tanins bien intégrés appellent des viandes rouges de caractère : un filet de bœuf poêlé ou une belle entrecôte grillée constituent des accords directs et justes. Pour un repas plus élaboré, un civet de lièvre ou un pigeon rôti aux épices douces sauront répondre à la richesse aromatique du millésime 2009, tout comme un Époisses bien affiné en fin de repas.
La perspective de garde
Ce Pommard Premier Cru se déguste déjà avec plaisir aujourd'hui, les tanins ayant atteint un fondu appréciable, mais il continuera d'évoluer favorablement pour les dix à quinze prochaines années. Le potentiel annoncé repose sur la richesse tannique du millésime 2009 et sur la rigueur de la viticulture de la Maison Leroy, qui produit des vins construits pour durer. Pour en tirer le meilleur dès maintenant, un carafage d'une heure permettra d'ouvrir le bouquet et de révéler les couches aromatiques secondaires, notamment les épices et le sous-bois qui gagnent en complexité avec le temps.
Le millésime dans la vigne
Le millésime 2009 en Bourgogne fut marqué par un été chaud et sec, avec une phase de maturation particulièrement homogène en août et septembre. Après un printemps sans épisode gélif majeur, la floraison se déroula dans de bonnes conditions, assurant une nouaison régulière. La chaleur estivale, tempérée par des nuits fraîches préservant l'acidité naturelle des baies, conduisit à une maturité phénolique et aromatique rarement atteinte simultanément sur la Côte de Beaune. Les raisins furent récoltés à pleine maturité, dans un état sanitaire irréprochable.
Le travail au chai
La Maison Leroy conduit ses vinifications dans le respect d'une philosophie d'intervention minimale, héritée de la vision de Lalou Bize-Leroy. La vendange, récoltée manuellement et triée avec soin, est élevée en fût de chêne selon des pratiques visant à préserver l'intégrité du fruit et la finesse de grain propre au Pinot Noir de Pommard. L'élevage en bois accompagne la structure sans la dominer, permettant une intégration progressive des tanins et une expression aromatique fidèle au terroir de Premier Cru.