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Valeur sûre de l’appellation Margaux, le Château Rauzan-Gassies a son histoire qui remonte au XVIIème siècle. Le négociant bordelais Pierre Desmures acquiert en 1661 la maison de Gassies, qui sera scindée en deux plus d’un siècle plus tard : le Château Rauzan d’une part et le Château Rauzan-Gassies d’autre part.
Lors du fameux classement de 1855 pour l’exposition universelle de Paris, le domaine obtient le rang de second Grand Cru Classé. Séduit par son terroir, Paul Quié en devient propriétaire en 1946. Aujourd’hui ce sont ses petits-enfants, Anne-Françoise et Jean-Philippe Quié, qui perpétuent la tradition de ce grand domaine.
Le vignoble, implanté sur 30 hectares de sols de graves profondes ainsi que sablo-graveleux, est composé de 55% de Cabernet Sauvignon, 43% de Merlot et 2% de Petit Verdot. Les vins sont élevés pendant 18 mois en fûts de chêne dont 55% de barriques neuves.
Le domaine produit un second vin, Gassies, vinifié avec les mêmes soins que son aîné.
Les vins de Rauzan-Gassies sont typiques de Margaux, élégants, fins et complexes, prédestinés à une longue garde.
«2016 est sans nul doute un très grand millésime. Comment peut-il ne pas l’être avec des conditions climatiques exceptionnelles de la mi-juin à la fin octobre ! On peut dire que c’est un millésime contrasté, sans véritable printemps où nous sommes passés de l’humide au sec, du frais au chaud avec au final un millésime peu précoce et des degrés dans les vins très raisonnables.
Le stress hydrique, bien réel, a concerné essentiellement les vignes jeunes. Celles bien implantées par un système racinaire dense avec des sols aérés ont largement compensé le manque d’eau. Dans ce contexte, les vendanges sous le soleil se sont déroulées en toute sérénité, adaptées au mieux et selon les objectifs de chacun à la maturité phénolique et aromatique du raisin.
Impatients et intrigués toutefois par ce qui allait en découler, nous avons vinifié des vins puissants mais doux, aux tanins très murs, très équilibrés en acidité et en alcool ; ce ne seront pas des vins capiteux et généreux comme les 2010, mais si on devait les rapprocher de ces grands millésimes des 20 dernières années, 2005 pourrait en être un exemple proche.» - Eric Boissenot, Docteur en Oenologie